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En conséquence de quoi nous soussignés avons reconnu et accepté pour et au nom de l'église de Houdrémont le dit anniversaire avec charge d'exécuter ou faire exécuter les conditions mentionnées. Lecture faite avons signé le jour susdit : P.F. Coulon; Gérard Thierry, mayeur; Gérard Adam, échevin, Hubert d'Arche, échevin, et plus bas, G. Thierry, clerc juré».
Avant cette dernière fondation, le total des capitaux mis en rente à la chapelle s'élevait à 772 écus d'argent, 30 sols, plus 320 livres, et en 1780 à 6792 livres, 30 sols.
Ces réserves vinrent à point ; quoique encore recouverte d'ardoises en 1776, l'église tombait de vétusté et, le 14 janvier 1786, le Prince Évêque de Liège, Hoensbroeck, à la requête des «communs habitants» d'Houdrémont (entendez les propriétaires à l'exclusion des journaliers) autorisait son entière reconstruction. Marché est fait entre Nicolas-Joseph Brasseur, représentant les bourgeois du lieu, et le maître maçon, Jean Isidore Cambron, de Basécles. Le dît Cambron s'obligeait «à construire à dire d'expert tous les murs de ladite chapelle à l'épaisseur de deux pieds et demi de S. Lambert, moyennant qu'il lui sera fourni sur place tous les matériaux nécessaires ainsi que les bois d'échafaudage. Il lui sera payé à la réception des murs la somme de cinq escalins de Liège par chaque toise ou six pieds de S. Lambert ou à proportion que l'ouvrage s'avancera. Il devra commencer le 1er mars prochain si la température le permet et être achevé à la St. Jean». Marché conclu le 28 octobre 1785. Paiement de 20 couronnes, le 29 avril, de 16 couronnes le 13 mai et de 8 louis et demi le 6juillet 1786. Le charpentier ni le couvreur ne sont nommés. Dès le 30 septembre, l'évêque accordait au curé Thierry la faculté de célébrer les offices divins dans le nouveau sanctuaire. En 1787, une seconde cloche (valeur 620 livres) est placée dans la tour.
Tel est le maigre butin récolté dans ce qui subsiste des archives.
Tout paraissait bien en ordre quand éclata la révolution liégeoise, puis bouillonnaise et française. Les sans-culottes s'établissent sur la «montagne» du Menuchenet d'où, alternativement avec les Autrichiens, ils ravagent tout le pays environnant, dépouillant les paysans de leur bétail et les églises de leurs objets les plus précieux. Durant l'hiver 1793-1794, quinze maisons sont incendiées à Houdrémont, un désastre qui se reproduira en 1914 et 1944.
Que devient le clergé du coin à cette époque troublée? Nous n'avons rien découvert à ce sujet, ni dans les papiers, ni dans les traditions orales ; il est probable qu'ici comme ailleurs, les prêtres trouvèrent de discrets asiles et continuèrent à célébrer la messe en cachette dans des maisons particulières et d'y administrer les sacrements. Y eut-il parmi eux des «jureurs»? C'est possible, vu l'exemple de certains religieux de Laval-Dieu; il serait intéressant de prospecter ce domaine de la petite histoire religieuse; nous en laissons le soin à de plus jeunes chercheurs.
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