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LA CHAPELLE ET LA PAROISSE
De quelques trop rares papiers conservés au sommier des titres et créances de la chapelle d'Houdrémont, il résulte qu'une dizaine de messes anniversaires y avaient été fondées au cours des temps. Ainsi en 1742, Gérard Thierry, greffier, mambourg, remet une somme de 70 écus de trois livres, pièces monnayées de France, pour constituer rente au denier vingt (c'est-à-dire à 5%) au profit de la dite chapelle. Le vicaire est tenu de dire une messe par semaine et de distribuer à dix ou quinze pauvres du village une aumône annuelle à condition «qu'ils aient assisté tous les dimanches et fêtes aux offices et instructions et qu'ils ne se soient pas rendus aux danses, veillées ou assemblées de filles et garçons". Cette aumône sera remise à l'issue de l'anniversaire. Le testateur a désigné l'abbé de Waulsort comme arbitre en cas de différends et déclare que le bénéfice de cette fondation est à reporter sur son neveu Jean Bourguignon, dés qu'il sera ordonné.
Ainsi, encore en 1768, du 17 septembre ; l'acte porte textuellement : «Par devant nous Mayeur et Echevins en la justice de Houdrémont, province de Luxembourg, comparut personnellement Pierre François Coulon, natif de ce lieu, chanoine de la cathédrale de Bruges en Flandre, nous ayant déclaré avoir fondé et mis en justice il y a quelques années un anniversaire avec vigiles pour le repos des âmes de son père et de sa mère dans l'église dudit Houdrémont paroisse Louette-St-Pierre ; il désirait aussi fonder un second anniversaire avec vigiles dans la même église pour le repos de son âme après sa mort, qui sera entre la Nativité et les fêtes de Pâques, le jour qu'il plaira au Révérend Pasteur du lieu de le fixer et annoncer ; mais cependant qu'entre temps ses frères et sœurs trépassés ou viendraient à mourir avant lui en profiteraient durant sa vie seulement ; à l'effet de quoi il a mis en mains du mambourg de l'église cinq Louis d'or, c'est à dire cent et vingt livres monnoye ou tout autre événement imprévu, dont la distribution se fera de la manière suivante, à savoir, trente-six sols pour le Révérend Pasteur, cinquante sols pour l'église, quinze pour le marguillier, quinze pour le mambourg et quatre sols (seulement) pour le vicaire dudit Houdrémont, afin que ce dernier eut soin de l'annoncer à la messe du dimanche d'auparavant et que les parents, s'il s'en trouve, soient avertis, moyennant qu'il soit déchargé dans la semaine déclarant de plus que le dit anniversaire aura lieu etc..., etc...
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